top of page
Biographie - Biography

Emmanuel Santarromana est né à Rouen en 1972. il a reçu une formation pluridisciplinaire: la musique tout d’abord, au Conservatoire de Rouen, puis la sociologie et l’anthropologie à l’université Paris-René-Descartes. Néanmoins, la photographie a toujours eu une place importante dans sa vie. Les heures passées avec ses parents dans le labo photo familial restent à jamais marquées dans sa mémoire.

 

Sa carrière musicale commence en 1998 comme Dj et producteur de musiques électroniques aux premières heures de la French Touch. Ses deux premiers albums, Métropolitain et Fab4ever, les nombreuses compilations et projets de design sonore pour l’industrie de la mode et du cinéma (B.O du film Revolver de Guy Ritchie par exemple) lui ont alors permis de voyager autour du monde, dont plusieurs visites inoubliables à Shanghai qui ont fait naître en lui un désir de Chine. C’est en 2008 qu’il quitte l’Europe et s'y installe. Il a vécu 10 ans. L'Asie est ainsi devenue son nouvel univers faisant renaître deux de ses passions : les voyages à caractère ethnographique car il retourne souvent dans les mêmes villages et bien sûr, la photographie.

 

Shanghai est une ville de contrastes : d’un côté cette jeunesse avide de changements et de progrès, et de l’autre, ses anciens résidants, hors d'âge, qui conservent toutes les breloques accumulées dans une vie dans un coin de leurs modestes et vétustes appartements. Ces visages burinés, dont on imagine ce qu’a pu être leur existence durant la Révolution Culturelle, et cette jeunesse tournée vers l’avenir et la société de consommation ont, les premiers, constitué ses galeries de portraits. La série "Gens de Shanghai" a été réalisée dans la rue et de manière spontanée, essayant modestement de s’inscrire dans la lignée des Street Photographers. Il était dans le même temps stupéfié par les bouleversements en cours dans cette ville tentaculaire. Une urbanisation sans freins, que l’on retrouve dans la plupart des villes chinoises de la côte Est en plein développement. Comme Hangzhou, au sud de Shanghai, une ville de 6 millions d’habitants qui ne cesse de croître en avalant tout sur son passage, tel le village Hutouchen Shequ qui disparaissait de la carte en quelques mois sous ses yeux ahuris. Dans sa série Hutouchen Shequ il a souhaité conserver en images les derniers instants de cette commune de 5000 habitants.

 

Le documentaire de Lixin Fan, Last Train Home, qui relate le périple lors du Nouvel An Chinois d’un couple de travailleurs migrants de retour par le train dans leur village natal au cœur de la province du Sichuan, l’a poussé à vouloir découvrir l’envers de cette fulgurante modernisation et à s’éloigner des grands centres urbains de la côte Est. Ce drame social des travailleurs migrants s’est révélé à lui en découvrant par hasard un village typique des campagnes pauvres de la province du Henan, non loin du célèbre temple des Moines Shaolin. SanWangZang, déserté par sa force de travail, principale cause du phénomène « Liu Shou Er Tong », ces enfants confiés à des proches, souvent les grand parents, que les parents ne voient qu’une fois par an lors des fêtes du printemps. Se laissant guider dans le village par l’un d’eux, il a pu réaliser la série "Les enfants laissés à l’arrière".

 

Il s’est rendu plus tard dans les montagnes du Guangxi, à la rencontre de la minorité ethnique Miao, puis encore plus à l’ouest, dans le Yunnan et ses rizières en terrasse millénaires, auprès des minorités Yao et Hani. C’est là, dans le comté Yuanyang qu’il a pris conscience des richesses patrimoniales exceptionnelles du pays, progressivement exposée à un phénomène nouveau : l’avènement du tourisme de masse. Toujours à la recherche de territoires encore vierges, il s’est aventuré jusqu’aux bords du Lac Lugu, sur les contreforts de l’Himalaya, où vivent les Mosuo, une des dernières sociétés matriarcales en Asie, qui ont inspiré la série "Le royaume des femmes".

 

Toujours avec cette soif de découvrir des lieux non standardisés par la machine gouvernementale à produire des sites touristiques, il a pu dénicher quelques perles aux alentours de Shanghai, dans la province du Anhui. Ces villages, en passe de devenir des hubs touristiques depuis leur inscription au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, tel Hongcun, village de la dynastie Ming, sont à découvrir dans la série "Hongcun, tourisme et patrimoine". C’est aussi le cas des villages du comté de Wuyuan dans le Jiangxi, même si dans cette région, la population, en particulier les jeunes générations, semble toutefois profiter du développement touristique. La série "Wuyuan, Résilience de la Chine rurale" tente d’en témoigner.

 

Il a aussi réalisé des séries avec une approche moins sociologique et plus esthétique, comme la série "L’âme du foyer", collection de portes de maisons traditionnelles chinoises qui forme comme le fil rouge de toutes ses errances. Ou encore "Les paniers de Mao", photographies réalisées pour un ami collectionneur de photos de terrains de basketball autour du monde. Sa page Facebook, Basket Mundi, est d’ailleurs une magnifique invitation au voyage. ​ 

 

En 2019, Il a décidé de revenir en Europe pour travailler sur un nouveau projet musical, Nousautres, en collaboration avec Vladimir Ivanovsky et un collectif franco-chinois.

Emmanuel Santarromana was born in Rouen in 1972. He received a multidisciplinary education, starting with music at the Conservatoire de Rouen, followed by sociology and anthropology at the University of Paris-René-Descartes. Nevertheless, photography has always held an important place in his life. The hours spent with his parents in the family darkroom are forever etched in his memory.

 

His music career began in 1998 as a DJ and producer of electronic music during the early days of the French Touch movement. His first two albums, "Métropolitain" and "Fab4ever", as well as numerous compilations and sound design projects for the fashion and film industry (such as the soundtrack for Guy Ritchie's film Revolver), allowed him to travel around the world, including several memorable visits to Shanghai that sparked his desire for China. In 2008, he left Europe and settled there, living for 10 years. Asia thus became his new universe, rekindling two of his passions: ethnographic travel, as he often returns to the same villages, and, of course, photography.

 

Shanghai is a city of contrasts: on one hand, there is the youth eager for change and progress, and on the other, its elderly residents, who keep all the trinkets accumulated throughout their lives in a corner of their modest and dilapidated apartments. These weathered faces, one can only imagine what their existence was like during the Cultural Revolution, and this youth turned towards the future and consumer society, were the first to constitute his portrait galleries. The series "Gens de Shanghai" was created spontaneously in the street, humbly attempting to follow in the footsteps of street photographers. At the same time, he was astonished by the ongoing upheavals in this sprawling city. Unbridled urbanization, which can be found in most developing Chinese cities on the East Coast, such as Hangzhou, south of Shanghai, a city of 6 million inhabitants that continues to grow by devouring everything in its path, like the village of Hutouchen Shequ that disappeared from the map in a few months before his astounded eyes. In his series "Hutouchen Shequ", he wished to capture in images the last moments of this community of 5,000 inhabitants.

 

The documentary "Last Train Home" by Lixin Fan, which recounts the journey of a couple of migrant workers returning to their hometown in the heart of Sichuan Province during the Chinese New Year, motivated him to explore the other side of this rapid modernization and to move away from the major urban centers on the East Coast.The social tragedy of migrant workers revealed itself to him when he accidentally discovered a typical village in the impoverished countryside of Henan Province, not far from the famous Shaolin Monastery. SanWangZang, deserted by its workforce, the main cause of the "Liu Shou Er Tong" phenomenon, where children are entrusted to relatives, often grandparents, and only see their parents once a year during the Spring Festival. Guided through the village by one of them, he was able to create the series "Les enfants laissés à l'arrière" (Children Left Behind).

 

He later traveled to the mountains of Guangxi to meet the Miao ethnic minority, and further west to Yunnan with its millennia-old terraced rice fields, where he encountered the Yao and Hani minorities. It was there, in Yuanyang County, that he became aware of the exceptional cultural heritage of the country, gradually exposed to a new phenomenon: the rise of mass tourism. Always in search of untouched territories, he ventured to the shores of Lake Lugu, on the foothills of the Himalayas, where the Mosuo people live, one of the last matriarchal societies in Asia, inspiring the series "Le royaume des femmes" (The Kingdom of Women).

 

With a constant thirst for discovering non-standardized places untouched by the governmental machinery of tourist sites, he unearthed some gems around Shanghai in the Anhui province. These villages, on the verge of becoming tourist hubs since their inscription on the UNESCO World Heritage List, such as Hongcun, a Ming dynasty village, can be explored in the series "Hongcun, tourisme et patrimoine" (Hongcun, Tourism, and Heritage). The same applies to the villages in Wuyuan County, Jiangxi, although in this region, the population, especially the younger generations, seems to benefit from the tourist development. The series "Wuyuan, résilience de la Chine rurale" (Wuyuan, Resilience of Rural China) attempts to bear witness to this.

 

He also created series with a less sociological and more aesthetic approach, such as the series "L'âme du foyer" (The Soul of the Hearth), a collection of doors from traditional Chinese houses that serves as a common thread throughout his wanderings. There is also "Les paniers de Mao" (Mao's Baskets), photographs created for a collector friend of basketball court images from around the world. His Facebook page, Basket Mundi, is a magnificent invitation to travel.

 

In 2019, he decided to return to Europe to work on a new musical project, "Nousautres," in collaboration with Vladimir Ivanovsky and a Franco-Chinese collective.

IMG_7780
portrait catho hd
CHINESE DOORS34
CHINESE DOORS72
f3fb4812071023.5629809975e82
CHINESE DOORS26
Basket playground18
Liu Shi Er Tong19
6d79599014799.560c6e916c845
2e97f69634441.560d745c89013
Basket playground19
louis 2
Wuyuan guest house
Liu Shi Er Tong3
1816c89634441.560d7c53b5069
67559c12071023.56265a593b08f
Liu Shi Er Tong10
Basket playground12
Liu Shi Er Tong9
Liu Shi Er Tong32
hongcun3
Liu Shi Er Tong19
Liu Shi Er Tong3
Wuyuan daylife1
hongcun2
Liu Shi Er Tong26
Wuyuan guest house
cd3922572127a1f9f7cdfc2824e67b72
hongcun
LUGU LAKE19
Liu Shi Er Tong17
LUGU LAKE12
Hutouchen0019
Wuyuan daylife4
2016_04_11_0258
Liu Shi Er Tong33
Wuyuan daylife18
LUGU LAKE15
Liu Shi Er Tong19
Hutouchen0007
Wuyuan daylife2
LUGU LAKE25
Hutouchen0020
Liu Shi Er Tong9

Recevoir des news

Kiosque à journaux dans l'ancienne concession française de Shanghai

© picpusproduction

bottom of page